Acheter de l'Osier pour vannerie

Les tarifs et les variétés – pour les particuliers et les professionnels

Acheter de l'osier: Informations expédition osier et bouture

Les boutures peuvent être expédiées.

Concernant l’osier, pour l’instant, il n’y a pas de possibilités d’expéditions: il faudra se déplacer jusqu’à l’oseraie pour vos achats. Une bonne occasion de se rencontrer et de te conseiller en fonction de tes projets.

Et peut-être de découvrir la Bretagne et tout particulièrement les Côtes d’Armor? L’oseraie se situe à 1h30 de Rennes, et 30′ de la Côte de Granit Rose…

L’osier vivant et les boutures sont proposées à la vente pour les particuliers et les professionnels, entre fin Janvier et mi-Mars. La date de la vente est fixée en fonction de la fin de la récolte et du tri: un planning de RV est alors disponible en ligne. Après la vente, il est encore possible de venir sur RV jusqu’à mi-Mars.

L’osier brut est proposé à la vente à la sortie du grenier, fin Août / début Septembre: un planning de RV est alors disponible en ligne. Après la vente, il reste disponible jusqu’à épuisement du stock, sur RV. 

* L’osier blanc est proposé à la vente en même temps que l’osier Brut, en fin d’été, sur pré-commande avant le 30 Novembre de l’année précédente. Les précommandes peuvent également être récupérées dès la fin de la pêlerie.

Pour être tenu informé des dates des ventes d’osier, et recevoir le lien vers le planning de RV, c’est par ici.

Le revenu vivable, pour une production en France, en AB

En 2022, pour me « rapprocher » des tarifs pratiqués, je choisis de baser mes prix sur une rémunération de 1000€ nets par mois, pour 48h semaine, avec 3 semaines de vacances par an (soit 5,32 € nets de l’heure).

En sachant que les premières années, cela sera plutôt 60-80h semaine, pour du déficit, et donc aucun revenu…

Ce sont alors les conditions de travail que je m’impose, pour avoir la possibilité de contribuer à prendre soin de l’environnement, de notre avenir collectif, en pratiquant une activité qui a du sens…

Fin 2024, un évènement (voir blog) vient souligner que ce choix n’est ni physiquement ni moralement tenable.
Et je prends conscience qu’en m’auto-exploitant, au-delà de l’impact sur ma propre santé et ma joie de vivre, je contribue à maintenir la logique des prix bas.
Une logique qui impacte la faisabilité et la viabilité économique des projets qui tentent de construire des alternatives plus respectueuses de l’humain et du vivant.

Début 2025, j’hésite… Entre continuer à creuser le déficit, en investissant 11 000 € dans un motoculteur transformé, avec barre de coupe, pour mécaniser la récolte. Ou renoncer et tout arracher.

Finalement, je décide de continuer. En me promettant de garder le cap du ‘prix minimum vital’, celui qui me permettra à terme de dégager un revenu de 1 500€ nets par mois, pour 40h de travail par semaine, et 5 semaines de congé par an.
Cela sera donc la base du calcul de mon tarif en 2026. 
Et dans le blog, je réponds également à la question  » Comment ils font, ceux qui vendent moins cher? « .

Tout en rêvant qu’en communiquant sur le thème, avec le temps, les revenus des agriculteurs et artisans deviennent plus vivables, équilibrés et justes. Et que, par effet boule de neige, cela se propage aux revenus de toute profession, ou que ce soit dans le monde.
C’est un choix que je fais en conscience: c’est une nécessité vitale pour moi de contribuer à voir émerger le monde dans lequel j’aspire à vivre.
Parce qu’une part de moi crie à l’injustice, au scandale de la drôle de répartition des ‘richesses’.
Je ressens une totale incompréhension devant des volontés d’accumulation d’argent et de biens, au détriment de l’humain, du vivant, et sans se soucier des conséquences pour les deux.

Et derrière cette révolte, il y a une immense tristesse, révélatrice de mon envie de vivre dans un monde où la vie, les autres (au sens large du terme) c’est le plus important.
Où l’argent est à sa juste place : un moyen d’échange.
Et où ceux qui l’accumulent sans fin trouvent enfin une stratégie plus nourrissante et moins tragique de prendre soin de leur vide intérieur…
Un monde dans lequel on aura évolué vers une forme de relation à l’autre qui sort des rapports de force et de domination: et cela passe par une réflexion sur nos schémas, nos croyances et nos conditionnements…
Et aussi, par questionner le fataliste « c’est comme ça » ?

Et si on pouvait faire autrement ? Et même que cela existe déjà, et qu’il en reste à inventer !

Voilà donc ma contribution à cette réalité que je souhaite voir émerger.
Et ma proposition aux personnes qui auront eu un cheminement, mené un raisonnement, similaires au mien, et choisi de payer le prix de l’activité en France, de celle qui prend soin de l’environnement et de notre avenir: de l’osier produit en Agriculture Biologique, et des créations artisanales respectueuses de la nature et de l’humain.

… Même si, encore une fois, j’ai encore du chemin à parcourir pour parvenir à être complètement « raccord » avec mes convictions, et être totalement en cohérence et congruence. 🙂

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